La chondropathie de A à Z

La chondropathie de A à Z

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Vous vous levez le matin et vous sentez déjà une gêne au niveau de vos genoux. Dans la journée, vous sentez de l’inconfort, quelques picotements, quelques irritations au niveau de cette articulation. Parfois, quelques craquements derrière les genoux. Vous ressentez surtout la douleur le soir quand vous êtes fatigué ou lorsque vous sentez que vous avez beaucoup utilisé vos genoux. Cela peut être après de longues heures de marches et vous remarquez que la douleur s’accentue dans les escaliers, en position accroupie. Le soir, vous avez tellement envie de masser le devant et l’arrière de vos genoux et en le massant vous êtes un peu soulagé. Ce sont en effet les symptômes fréquents de la chondropathie.

Mais qu’est-ce que la chondropathie ? Quelles sont les causes de cette maladie des genoux ? Quels sont les symptômes ? Et comment prévenir et traiter la chondropathie ?

La chondropathie : qu’est-ce que c’est ?

Dans la chondropathie, il y a les deux termes « chondro » : qui veut dire cartilage et «pathie » : qui signifie maladie. C’est donc la maladie du cartilage.

En effet, le cartilage est un ensemble de tissu protéique et de liquide synovial recouvrant les os. Il se situe aux extrémités des os et protège les articulations.

Son rôle est d’empêcher les os de se frotter entre eux lorsqu’ils sont en mouvement.

Pour diverses raisons, ce cartilage peut se dégrader ou se décomposer. Pourtant, celui-ci est non vascularisé, il ne se reconstitue donc pas.

La chondropathie est donc l’usure du cartilage au niveau des articulations du genou.

On parle de chondropathie lorsque la maladie débute. Mais passée à un stade avancé, la chondropathie devient alors une maladie qu’on appelle arthrose du genou ou gonarthrose.

 Il est à noter que trois os principaux forment le genou : le fémur, la rotule ou « patella » et le tibia.

Il existe également trois types de chondropathie : la chondropathie rotulienne, la chondropathie fémoro-patellaire et la chondropathie fémoro-tibiale.

Tout type de chondropathie a leur point commun : une dégénérescence du cartilage au niveau des articulations. Cela entraine alors des gênes, de l’inconfort, de l’irritation, des crépitements, des craquements, des blocages, des inflammations selon l’état de l’usure des cartilages.

Les différents types de chondropathie

La chondropathie patellaire ou fémoro-patellaire

chondropathie femoro patellaire

Nommée également « syndrome fémoro-patellaire », la chondropathie patellaire est une atteinte au cartilage du genou, plus précisément entre le fémur (os de la cuisse) et la rotule (os du genou).

Elle se caractérise tout d’abord par une gêne et quand elle évolue, des douleurs apparaissent au niveau du genou surtout en position accroupie. C’est une maladie assez fréquente pouvant aussi créer des douleurs à l’arrière de la rotule.

Les causes du syndrome fémoro-patellaire

Plusieurs raisons peuvent expliquer la chondropathie fémoro-patellaire :

Des problèmes mécaniques de genou : une rotule mal positionnée, le non-alignement des os, les pieds plats, une dislocation des ligaments.

  • La sédentarité : elle se caractérise par le manque de déplacement, d’activités physiques or, l’immobilité entraine la faiblesse musculaire et renforce la maladie.
  • Après un traumatisme ou après une chirurgie au genou entrainant naturellement l’immobilité articulaire et musculaire.
  • Des genoux subissant trop de pression : flexions, extensions avec des charges trop lourdes. Il y a aussi le surpoids et l’obésité, certains sports (nécessitant la course et les sauts)
  • Les métiers qui sollicitent trop les genoux et de façon prolonger : conduire, monter et descendre fréquemment des escaliers, poser des carrelages…
  • Le vieillissement : à partir de l’âge de 40 ans, on constate une usure normale de l’articulation. Si la personne n’a pas pris soin de ses genoux convenablement, il est devenu sujet à risque à cet âge. Cependant, les enfants et les jeunes peuvent être atteints par la maladie des genoux et peuvent même subir une chirurgie. Un poids excessif et la posture sont exemples de risque d’usure prématurée des cartilages.

Les symptômes de la chondropathie fémoro-patellaire

On reconnait le syndrome fémoro-patellaire dans les cas suivants :

  • Irritation à l’arrière ou autour de la rotule
  • Une douleur au genou après une position immobile prolongée
  • Le genou qui flanche involontairement à la marche, à la course, ou en marchant sur un escalier.

Comment diagnostiquer et traiter la chondropathie fémoro-patellaire ?

Il est recommandé de faire un examen complet du genou et de remonter vers l’origine des maux. Le traitement se fera ainsi selon le déficit à régler.

En général, les traitements s’effectuent de la façon suivante :

  • Des thérapies afin de soulager la musculature et les articulations : la pose de K tape, ou des bandes de kinésiologie, pour renforcer la biomécanique de la patella et réduire l’inconfort.
  • Le recours aux orthèses correctrices par un orthésiste, dans le cas d’un pied plat.
  • La musculation, le renforcement et les étirements musculaires : les muscles du bas du corps sont rattachés à l’articulation du genou. Faire travailler ces muscles est indispensable à sa guérison.
  • Le traitement par le froid : utilisation de la glace surtout en cas d’inflammation du genou. Appliquée localement sur la partie endolorie, la glace réduit considérablement le mal du genou. En effet, cette thérapie par le froid ralentit la conduction nerveuse de douleur vers le point sensible. Elle limite également l’afflux sanguin vers le genou enflammé et réduit efficacement les spasmes musculaires.

Chondropathie fémoro-tibiale

chondropathie femoro tibiale

On parle de chondropathie fémoro-tibiale lorsque l’usure du cartilage se situe entre le fémur et le tibia.

Pour une personne atteinte de cette pathologie, c’est le soulagement au repos : aucune douleur n’est ressentie.

Le mal de genou se manifeste lorsque cette personne est en mouvement : lorsqu’elle marche, monte ou descend un escalier.

Les causes de la chondropathie fémoro-tibiale

Les facteurs fréquents qui entrainent cette pathologie sont les suivants :

  • Une maladie du genou de type mécanique : un problème au niveau de l’axe des genoux qui n’est pas vraiment horizontal, mais en X par exemple.
  • Le surpoids ou l’excès de poids : l’articulation rotulienne n’arrive plus à supporter la pression exercée par le corps.
  • Un traumatisme antérieur au genou : rupture des ligaments, entorse, fracture.

Comment traiter la chondropathie fémoro-tibiale ?

Dans la plupart des cas, le traitement sera plutôt orthopédique. La genouillère et les coussins de genou sont très conseillés pour traiter la chondropathie fémoro-tibiale.

Dans le cas de déformation au niveau des genoux, des semelles correctrices peuvent être une option.

La perte de poids pour les personnes atteintes de l’obésité ou du surpoids.

Des anti-inflammatoires ou des injections d’acide hyaluronique pour limiter la douleur. Ces traitements seront prescrits par le médecin.

Chondropathie rotulienne

chondropathie rotulienne

Connue aussi sous le nom de « syndrome rotulien », la chondropathie rotulienne est l’usure du cartilage articulaire de la rotule. Généralement, les deux genoux sont atteints par ce syndrome.

On observe une fissuration du cartilage et au pire des cas, une mise à nu de l’os. Arrivées à ce stade, les douleurs sont donc beaucoup plus importantes.

Les sportifs de haut niveau sont souvent les plus exposés à la chondropathie rotulienne, car leurs genoux sont très sollicités au quotidien. Si le syndrome rotulien n’est pas diagnostiqué ou traité à temps, le cartilage sera dégénéré ce qui entrainera l’arthrose.

Quels sont les facteurs de la chondropathie rotulienne ?

Les causes de cette maladie du genou sont nombreuses :

  • L’utilisation excessive des genoux en est la principale cause de la chondropathie rotulienne. Certains métiers favorisent cette maladie : les sportifs de haut niveau, les poseurs de carrelages par exemple. Pour les sportifs, on observe souvent des douleurs derrière la rotule à cause du travail excessif des tendons rotuliens.
  • Le surpoids
  • Les accidents ou les traumatismes fréquents de la rotule à cause d’une course mal exécutée par exemple.
  • Malformations ou déformations de la rotule
  • Le vieillissement, car les articulations deviennent plus fragiles avec le temps.

Comment reconnaitre la chondropathie rotulienne ?

La chondropathie rotulienne se manifeste par :

  • Une gêne répétitive au niveau du genou.
  • Des sensations de frottements au niveau de la rotule ou du fémur.
  • Des douleurs ou craquements derrière la rotule quand le patient effectue certains mouvements
  • Il est important de noter qu’aucun symptôme n’est constaté lorsque l’atteinte est encore minime.
  • L’intensité de la douleur et de la gêne dépendent de l’état du cartilage rotulien. Plus, celui-ci sera endommagé, plus la douleur ressentie sera importante. La position accroupie, tous les mouvements sollicitant les genoux, la position immobile prolongée sont vraiment pénibles au stade avancé de la maladie.

Comment se déroule un diagnostic d’une chondropathie rotulienne ?

Il est nécessaire de procéder à un diagnostic dans les cas de craquements, de gonflements ou une mobilité réduite des genoux.

Le médecin va d’abord questionner le patient sur l’apparition des premiers symptômes.

Des palpations, un examen de la motricité du genou, une radiographie, une tomographie, une arthroscopie ou une exploration de l’articulation peuvent être alors effectués.

Comment traiter une chondropathie rotulienne ?

La chondropathie rotulienne se traite par diverses manières :

  • Des exercices de kinésithérapie sont les plus conseillés au stade initial de la maladie.
  • La stabilisation du genou avec un bandage.
  • La musculation et l’étirement du quadriceps et de l’ischiojambier.
  • Le traitement par la chaleur : les bains chauds, car la chaleur atténue la douleur en aidant à la réparation des tissus. En effet, la chaleur augmente la taille des vaisseaux sanguins, favorisant l’apport en oxygène et des nutriments pour guérir les tissus. Elle réduit en grande partie les spasmes musculaires et favorise l’élasticité des tissus, d’où la mobilité articulaire.
  • Le médecin peut prescrire une injection anesthésique locale, de l’acide hyaluronique, ou la chirurgie au pire des cas.
  • La musculation et le fitness, mais avec parcimonie avec l’utilisation de la genouillère pour un maximum de confort et une meilleure stabilisation des genoux (pour les mouvements un peu rudes)
  • L’utilisation du K tape en alternance avec la genouillère pour les séances de sport.

 

Quelques exercices à faire pour soulager la chondropathie

Ces exercices sont faciles à faire et adaptés aux personnes âgées pour les douleurs interne au genou.

Exercice 1 : Renforcement du quadriceps avec une bande élastique

Assis sur une chaise, le dos bien droit, placez l’élastique autour d’un des pieds de la chaise et autour d’une jambe (juste au-dessus du pied).

Faites une extension de la jambe d’un angle de 45° environ par rapport à la verticale puis revenir à la position initiale.

Cet exercice peut se faire jusqu’à 20 à 30 répétitions, 2 fois dans la journée.

 

Exercice 2 : Étirement du quadriceps

Cet exercice est très simple. Mettez-vous debout, bien droit, et ramenez vos orteils vers votre fessier pour bien étirer le quadriceps. Étirez la jambe gauche, en prenant appui sur le dos d'une chaise. Restez immobile dans cette position pendant 30 secondes environ, puis passez à la jambe droite.

Faites cet étirement pour chaque jambe 2 à 3 fois par jour.

Exercice 3 : Étirement des ischiojambiers

Mettez un tabouret devant vous.

Déposez votre talon dessus, penchez un peu vers l’avant en reculant vos fesses pour étirer les ischiojambiers ou l’arrière de la cuisse. Gardez cette position pendant 30 secondes environ, puis passez à l'autre jambe. Répétez cet exercice en alternant de jambe 3 fois par jour.

Exercice 4 : Séance d’étirement et de mobilité des genoux

Cette fois-ci, on cible la hanche et la cheville.

L’objectif est d’essayer de gagner de la mobilité au-dessus et au-dessous du genou (de la hanche jusqu’aux chevilles).

Assoyez-vous sur une chaise en vous tenant bien droit. Rentrez votre ventre, redressez-vous. Faites un grand mouvement circulaire avec votre jambe (le genou plié), en restant bien droit, bien fixe 10 fois à droite, puis 10 fois à gauche. Et changez de jambe. Si vous ressentez de la douleur en pliant votre genou, vous pouvez être un peu plus en extension.

Ce mouvement cible votre psoas. L’immobilité de l’articulation de la hanche et de la cheville va créer une gêne en niveau du genou.

Ensuite, en position de genou fléchi, essayez de bouger le tibia (sans bouger le genou) en ramenant votre pied vers votre autre genou 10 fois (mouvement de rotation externe au niveau de la hanche). Puis, passez à l’autre jambe.

Exercices 5 : pour travailler la hanche et les chevilles

Fléchissez votre genou en le maintenant avec les deux mains.

Essayez de pointer les orteils vers le plafond, puis essayer de pointer les orteils vers le bas. Répétez ce mouvement 10 fois.

Puis faites des petits cercles 10 fois à droite, 10 fois à gauche, avec le pied en mobilisant bien la cheville, en fixant les genoux avec les mains. Vous pouvez entendre parfois des craquements au niveau des chevilles qui montrent la restriction de mobilité qui s’est installée et qu’il faut débloquer.

Ensuite, pointez les orteils vers le haut (en maintenant toujours le genou avec les mains), puis faites pivoter les orteils de gauche à droite. Fixez bien le genou, recommencez le cercle en cherchant le plus loin possible : vers le bas, vers le haut et sur le côté en recherchant des amplitudes maximales. À faire 2 fois ou 3 fois par semaine.

Exercice 6 : des étirements pour finir les exercices

Le but est de relâcher les muscles au maximum.

Sur une chaise, le dos bien droit : Ramenez le pied vers l’autre genou.

Prendre le genou fléchit et ramenez celui-ci vers l’épaule opposée en tournant la tête en arrière (en maintenant toujours le dos bien droit).

Plus d'exercices sur Youtube :

Chondropathie rotulienne : comment je l’ai vaincue ?

Je suis une jeune femme et j’ai ressenti la première douleur au genou à l’âge de 19 ans.

J'ai été en surpoids depuis l’adolescence et je n’en faisais qu’à ma tête. Mes parents m’ont prévenu des conséquences de ma gourmandise, mais j’ai toujours continué à manger des cochonneries en cachette.

Le sport ? Non merci ! je n’étais pas du tout sportive et j’ai toujours détesté faire le sport, qu’importe. La douleur s’est accentuée deux ans après. Alors là ! je n’avais plus le choix.

Le surpoids (97kg pour 1.71m) et la « chondropathie rotulienne » à mon âge (à 21 ans) ?! Ça craint et ça été le déclic ! Mais heureusement, la pathologie a été détectée à temps.

Je peux encore m’échapper de l’arthrose du genou si je réagis vite, a dit le médecin. En effet, pour les jeunes atteintes de cette pathologie, le ménisque (coussinet de cartilage) n’est touché que sur une petite surface. Les enfants et les jeunes ont donc plus de chance de guérir de la chondropathie que les personnes âgées.

Les solutions proposées par le médecin ou chiropraticien :

  • S’inscrire dans une salle de sport ou faire appel à un coach sportif pour maigrir avant tout. Ensuite, muscler le bas du corps pour guérir de cette usure précoce de cartilage.
  • Se munir d’une genouillère durant tous les exercices pour réduire et soigner les tensions au niveau des genoux (confirmé par mon coach sportif)
  • Un rééquilibrage alimentaire : adieu les chips ! les lasagnes, les sauces, les pizzas, les pâtisseries, les sodas…Il faut apprendre à manger les fruits, à manger bio et à cuisiner les légumes !
  • La natation : je l’ai fait une fois par semaine avec des bandes K-tape.
  • Le yoga : chaque matin. Pourquoi le matin ? Pour entretenir le corps, à jeun et accéder dès le lever du jour à la paix intérieure.

Le calvaire dû au changement radical a duré quelques semaines. Il m’est arrivé de pleurer lors de mes premières séances d’entrainement et l’envie de grignoter a été plus forte que tout…

Bonjour le sport ! Je me suis mise au fitness et à la musculation, trois fois par semaine, d’une façon régulière. Très très dure au début, mais quand j’ai constaté le changement au niveau mon corps avec l’affirmation de mes proches, je suis devenue très motivée.

Bouger mon corps m’a aidé énormément à ne plus avoir envie automatiquement de manger des aliments transformés, gras qui font grossir.

Après 14 mois de rééquilibrage alimentaire et de pratique sportive régulière : métamorphose totale ! Nouvelle tête, nouveau corps, nouvelle mode de vie, plus de féminité j’ai perdu aux alentours de 20 kilos, mais il me reste quand même quelques kilos à perdre et je vais les perdre.

Ma définition simplifiée de la chondropathie

C’est l’usure ou la dégénérescence du cartilage. La chondropathie est le stade préliminaire de l’arthrose. Et quand la maladie atteint un stade avancé, on parle alors de gonarthrose ou l’arthrose du genou.

On distingue trois types de chondropathie : la chondropathie patellaire ou fémoro-patellaire (lorsque le cartilage reliant le fémur et la rotule est touché). La chondropathie rotulienne concerne plus précisément le cartilage de la rotule. La chondropathie fémoro-tibiale concerne le cartilage entre le fémur et le tibia.

La gêne ressentie est une sorte de signal et la douleur est vraiment une alerte pour vous avertir que votre genou a besoin d’être pris sérieusement en considération.

La chondropathie rotulienne : comment je l’ai eu ?

Les causes de la maladie sont nombreuses. En ce qui me concerne, je l’ai eue à cause des facteurs suivants :

Le surpoids : j’ai eu ce problème depuis l’adolescence.

La non-pratique du sport : Je n’aimais pas du tout le sport et je trouvais toujours des excuses pour ne pas en faire.

La suralimentation : Je mangeais beaucoup et le type des aliments que j’ai consommé accentuait la maladie.

La position assise prolongée :  Je m’assoyais à longueur de journée (en cours, à la maison).

L’accumulation du poids au niveau des genoux.

Des entorses aux chevilles à cause de l’obésité.

La chondropathie rotulienne : quels ont été mes symptômes ?

Les symptômes diffèrent d’un individu à un autre. Personnellement, j’ai ressenti ces quatre symptômes surtout lorsque je suis fatiguée :

  • Douleur en cas d’immobilité prolongée (en position assise).
  • Douleur à la marche (même sur un terrain plat).
  • Douleur à la montée surtout à la descente des escaliers.
  • Douleur en position accroupie et le soir.

Comment s'est déroulé mon diagnostic pour la chondropathie ?

Tout d’abord, le médecin procède à l’examen clinique : interrogatoires, palpations afin de localiser les douleurs et évaluer le degré de la chondropathie.

Ensuite, selon la gravité de la pathologie, des examens d’imagerie peuvent être recommandés afin d’évaluer l’état de l’articulation.

La radiographie, l’arthroscopie du genou voire un scanner ou une IRM peuvent être réalisées.

Que faire en cas de chondropathie rotulienne ?

  • 1-Se mettre au sport, mais pas n’importe lequel
  • La sédentarité et l’immobilité ne sont pas du tout la solution et peuvent même accentuer, voire bloquer les genoux.
  • Faire des activités physiques en évitant la sur sollicitation des genoux. Le port de charges lourdes, la boxe, la course à pied, le crossfit sont interdits, jusqu’au total guérison.
  • Privilégier le sport doux au début, puis augmenter progressivement l’intensité de l’activité physique sans trop solliciter les genoux.

Liste des sports à privilégier

natation

  • La natation
  • Le yoga
  • La marche avec des bâtons de randonnée
  • Le cyclisme, mais sans forcer
  • La musculation et le fitness, mais avec parcimonie avec l’utilisation de la genouillère pour un maximum de confort et une meilleure stabilisation des genoux (pour le sport un peu rude).

Le plus important est d’apprendre à écouter son corps : le repos est indiqué en cas de douleur persistante.

Les 3 accessoires thérapeutiques qui m’ont beaucoup aidé

En utilisant les accessoires suivants, j’ai constaté une nette amélioration de la capacité fonctionnelle de mes genoux par rapport à la douleur.

La genouillère

Même une personne qui n’a aucun problème au genou porte une paire de genouillères en guise de prévention. Raison de plus pour se munir de cet accessoire pour mener à bien ses exercices physiques pour trouver la guérison.

  • La genouillère chondropathie est à la fois un accessoire thérapeutique et sportif utilisé en guise de prévention, de protection et de traitement de genoux.
  • Elle est idéale pour tout type d’activités sportives surtout pour les mouvements intenses qui sollicitent les genoux comme le squat, la fente, le vélo.
  • Elle maintient une articulation fragilisée.
  • Elle procure un grand confort tout en gardant la peau aérée.
  • Elle stabilise les genoux en offrant une liberté de mouvement et une puissance supplémentaire aux muscles du bas du corps.
  • Pour son entretien, il est préférable de le laver à la main avec un savon pour linge délicat et le faire sécher à l’air libre.

genouillere alpha

Le K-Tape ou Bandes adhésives thérapeutiques

Ce sont des bandes thérapeutiques colorées, agréables à la vue et entre en jeu dans les douleurs plus légères pour traiter le mal de genou.

Quand la bande adhésive est tendue, elle exerce une pression sur la zone à traiter. Moins étirée, elle assure le repos et le drainage musculaire.

Il existe plusieurs techniques d’application de la bande adhésive : en I, en Y, en X et plus selon le cas.

Il est à noter que la bande K tape est à usage unique : une fois collée, on ne peut plus la réutilisée.

Il est préférable de le poser quelques heures avant l’entrainement pour maximiser son adhérence.

Comme j’utilise souvent le K-tape, j’ai fait appel à un kinésithérapeute au début, mais après, j’ai dû apprendre les techniques pour maitriser la pose des bandes. J’utilise souvent les trois poses en « Y » sur le quadriceps.

Les avantages de son utilisation :

  • La bande ne s’enlève pas en se douchant et même après une séance de natation.
  • Elle reste en place quelques jours d’affilée.
  • Elle ne gêne pas du tout et on peut bouger sans difficulté avec cet accessoire thérapeutique.

Coussin de genou ergonomique confort knees

C’est un coussin orthopédique séparateur de jambes recommandé par les kinés pour soulager les maux de genou au repos.

Avec la chondropathie, on a souvent tendance à rester immobile pour ne pas réveiller la douleur.  Mais avec ce coussin, il est possible de changer de position comme bon vous semble.

Le coussin se place au-dessous ou entre les genoux, en dessous des mollets ou de la cheville. Personnellement, il est très agréable de dormir et de se reposer avec ces coussins. 

Vous pouvez profiter des bienfaits d’un coussin orthopédique pendant une activité allongée : en regardant l’écran (la télévision, le smartphone ou l’ordinateur).

Avec ce coussin multifonction :

  • Finis les sommeils agités par les douleurs, on dort mieux.
  • Elle offre le confort au genou, soutient les jambes et s’adapte à la morphologie.
  • Il est très agréable de pouvoir soulever les jambes en hauteur en dormant.
  • Pratique à l’usage quotidien, car il est lavable en machine.

coussin orthopedique genou

Quelques astuces pour se motiver au sport

Faire du sport tout au long de l’année nécessite un mental d’acier, de la force, de la patience, et surtout de la motivation.

Une personne même en bonne santé n’arrive pas à faire du sport régulièrement et trouve souvent des excuses pour ne pas en faire.

Imaginez la souffrance d’une personne en surpoids avec des douleurs au genou et qui n’a pas le choix si elle veut s’en sortir !

Premièrement, je dois mettre à jour mon emploi du temps chaque semaine parce que le programme sportif et le programme alimentaire peuvent changer ou varier.

Ensuite, pour se motiver, même si on est encore en surpoids, il faut quand même accorder une très grande importance en ce qui concerne les tenues vestimentaires et les chaussures de sport adaptées. Sans oublier les accessoires sportifs qui motivent comme la genouillère, le K tape…

Par ailleurs, les tenues de sport boostent la motivation surtout lorsque l’on constate au fur et à mesure que l’on progresse qu’elles sont devenues progressivement plus larges…et après quelques mois, on achète des tailles plus petites et cela ne fait qu’augmenter la satisfaction.

Mon objectif que j’ai fixé avec mon coach sportif a été de perdre 20kg dans 1 an et demi. Et je l’ai atteint. Ma guérison dépendait également de cet objectif.

Enfin, essayer de maigrir avec la douleur au genou n’est pas toujours évident. Il m’est arrivé parfois de vouloir abandonner, d’être totalement démotivé.

Mais quand je pense que ma situation pouvait s’empirer et que la chondropathie pouvait se transformer en arthrose… Avec toutes les conséquences qui accompagnent la maladie au stade avancé : douleurs intenses, mis à nu de l’os, chirurgie, invalidité, je fonce de nouveau.

Chondropathie : le mental et l’organisation

Le mental doit être très fort et la motivation est de rigueur. Je me suis rendu compte que je devais prendre sérieusement ma vie en main.

Avoir la vingtaine, en surpoids et atteinte de la chondropathie, cela fait peur !

Je me suis posé pas mal de questions. J’ai pris un grand carnet. Sur la page de gauche, j’ai décrit minutieusement la personne que j’étais et que je serai physiquement si je reste les bras croisés.

J’écrivais également tout ce que je savais sur la chondropathie après avoir consulté un spécialiste et après avoir fait quelques recherches.

Sur la page de droite, j’ai décrit la physique que je voulais avoir d’ici quelques années puisque je devais perdre du poids.

Je me suis focalisée sur tous les plans d’action à mettre en place pour guérir de cette maladie après avoir discuté avec mon médecin et mon coach sportif. J’avais dressé la liste de tout ce que je devrais faire pour atteindre mon objectif et quelques listes des programmes à faire une fois les objectifs atteints (en guise de récompense).

Le renforcement des muscles rattachés au genou : le quadriceps, l’ischiojambier, le fessier

Muscler les cuisses a un impact positif sur les genoux puisque cette action atténue largement les douleurs. Avec un quadriceps renforcé, la pression exercée sur les genoux diminue. En effet, le quadriceps soutient toute la jambe et le poids du corps lorsqu’on le fait travailler par la musculation.

Il y a plusieurs exercices que l’on peut faire à la maison pour muscler le bas du corps notamment le quadriceps. Vous n’aurez besoin que de quelques équipements pour vous muscler dont la genouillère est l’accessoire principal.

Mais vous pouvez également aller à la salle de sport sans abuser des charges lourdes. Que ce soit chez vous ou à la salle de sport, munissez-vous de votre genouillère et allez-y progressivement en écoutant votre corps.

La gymnastique douce : yoga, stretching et gainage

Chaque matin, après avoir bu deux grands verres d’eau tiède, je passe à ma séance de yoga de 15 minutes maximum. J’inclus dans cette activité matinale le gainage dans (sans trop forcer) sans oublier les étirements du bas du corps pour réduire la compression de la rotule.

Les régimes alimentaires à suivre en cas de chondropathie

Non seulement ce régime alimentaire réduit l’inflammation des genoux, mais il aide également à perdre du poids. Accompagnés d’activité physique régulière, les excès de masse graisseuse se perdent plus facilement.

Le jeûne ponctuel de temps en temps le soir quand je sens que mon corps est prêt à le faire est aussi une option.

L’avantage de suivre un régime alimentaire sain et équilibré est d’être toujours en pleine forme et de ressentir un véritable soulagement au niveau des genoux.

J’ai appris à déguster les aliments anti-inflammatoires. Ce sont principalement :

  • Diverses décoctions, de tisane, des plantes miracles comme l’aloe vera, le gingembre et le radis noir.
  • Le curcuma, le pourpier, que n’imaginait jamais à avoir dans mon assiette auparavant.

La chondropathie et le régime anti-inflammatoire

La consommation des aliments riches en acides gras saturés et en acides gras trans (les aliments transformés, les charcuteries, la peau des volailles) est à limiter au maximum.

Les aliments à index glycémique élevé, les boissons sucrées et gazeuses sont également interdits. Bref, tous les aliments qui font grossir seront bannis du programme alimentaire.

Par ailleurs, voici des aliments anti-inflammatoires pour guérir de la chondropathie :

  • Les crucifères (à manger crus), les viandes blanches, l’huile d’olive, le citron, le riz.
  • Le miel ou le sirop d’agave : le sucre est donc à éviter, car il nourrit l’état inflammatoire.
  • L’eau riche en bicarbonate.

La cuisson vapeur est plus conseillée dans un régime anti-inflammatoire.

Les autres aliments à privilégier

Les aliments qui aident à préserver les cartilages sont très recommandés.

Étant donné que le cartilage est formé en majorité par un tissu de protéine, les aliments riches en protéines sont donc à privilégier.

Ces aliments sont entre autres la viande maigre, les œufs, les poissons, les légumes secs, les aliments riches en fibre.

Les fruits oléagineux et les graines et les aliments riches en bonnes graisses.

Il y a aussi les aliments riches en antioxydants (les fruits et légumes très colorés).

Les aliments à éviter surtout dans la phase de poussée inflammatoire

  • Le laitage (le lait de vache, les produits laitiers) ; et les produits fabriqués à partir de blé industriel moderne (la baguette par exemple).
  • Le sucre et toutes sources de glucose (sucre blanc, les pâtisseries, etc.), car sa consommation favorise l’état inflammatoire.

Quelques autres mesures préventives pour échapper à la maladie

À ne pas faire :

  • L’immobilité, sous prétexte de donner du repos le genou : au contraire, il faut faire régulièrement des activités physiques en mettant une genouillère, un bandage ou un K-tape.
  • Porter des talons hauts.

À faire :

  • Si vous n’êtes pas très sportif : la marche, la randonnée (en utilisant les bâtons), le stretching (l’étirement).
  • Portez souvent des chaussures plates pour les femmes ou des chaussures compensées à talons moyens.

Conclusion

Vous n’avez pas encore ressenti la moindre douleur au niveau de vos genoux ? Tant mieux pour vous ! Mieux vaut prévenir que guérir !

Une activité physique régulière en évitant la sur mobilisation des genoux est une manière naturelle de prévenir la chondropathie.

Mais aussi, préservez et protégez vos genoux en vous munissant d’une genouillère surtout pendant les activités physiques intenses.

Dans le cas où vous commenciez à ressentir des gênes, des douleurs, la meilleure solution pour être tranquille est de consulter un spécialiste des articulations et des os.

Par ailleurs, dans cet article, je vous ai montré qu’il est tout à fait possible de guérir de la chondropathie surtout si on a pu le détecter à temps. Néanmoins, si le cartilage au niveau du genou est déjà atteint, la rechute sera possible.

Pour une personne qui a été en surpoids donc, le sport et le rééquilibrage alimentaire devront être un mode de vie.

Le résultat escompté ne sera pas du tout facile à atteindre et ne se fera pas du jour au lendemain ni en quelques semaines.

L’objectif fixé en vaut la peine puisqu’une fois atteint, la guérison suivra également.

En appliquant ces conseils, vous verrez qu’en 6 mois, votre douleur au genou ne sera plus qu’un cauchemar.

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